Un collègue au téléphone à trois bureaux de là, une visio sans casque, l’imprimante qui démarre, et vous relisez pour la quatrième fois la même phrase. Le bruit est la première source de gêne en open space, rappelle l’INRS. Et ce n’est pas une affaire de décibels : ce qui épuise, ce sont les conversations que l’on comprend malgré soi.
La bonne nouvelle, c’est qu’un open space bruyant n’est pas une fatalité. Encore faut-il traiter les bonnes causes, dans le bon ordre : on voit trop souvent des entreprises acheter des cabines ou des casques alors que le plafond renvoie chaque mot à tout le plateau. Voici le plan d’action complet, du diagnostic gratuit aux travaux, avec ce qui marche vraiment et ce qui fait surtout joli.
Sources : enquête Ifop pour l’association JNA (1 528 actifs, octobre 2025) ; INRS, Hygiène & sécurité du travail n° 276 (septembre 2024) ; INRS, Références en santé au travail n° 163 (septembre 2020).
Lecture rapide
Pourquoi l’open space est-il si bruyant ?
Première surprise : un open space n’est pas si bruyant que ça, en décibels. Selon l’INRS, le niveau sonore des bureaux ouverts dépasse rarement 65 dB(A), très loin des 80 dB(A) sur une journée à partir desquels le Code du travail déclenche des actions de prévention pour protéger l’audition. Personne ne devient sourd en open space.
Et pourtant, dans l’enquête de l’INRS menée auprès de plus de 1 000 salariés de 28 bureaux ouverts, 55 % notent leur gêne 4 ou 5 sur une échelle de 5, et seuls 5 % jugent le bruit « pas du tout gênant ». Car le problème n’est pas le volume : c’est ce que l’on entend.
Les conversations intelligibles arrivent loin devant. L’explication est simple : notre cerveau ne peut pas s’empêcher de traiter une phrase qu’il comprend. Une conversation à côté de vous pendant que vous lisez, et vous perdez le fil. Un brouhaha que l’on ne comprend pas, lui, finit par se fondre dans le décor.
Deux autres enseignements de l’INRS changent la façon d’agir :
- Ce n’est pas une question de personnes « sensibles ». Seuls 17 % des salariés interrogés se disent sensibles au bruit en général, et cette sensibilité n’est que faiblement liée à la gêne. Tout le monde est concerné.
- Le sentiment de contrôle compte autant que l’acoustique. Plus les salariés ont l’impression de ne pas maîtriser leur environnement et de ne pas avoir d’espace à eux, plus ils se disent gênés par le bruit. Donner des options (s’isoler, changer de place) réduit donc la gêne, même à bruit égal.
Le but n’est donc pas d’obtenir le silence, mais d’empêcher les conversations de voyager d’un poste à l’autre et d’offrir des endroits où s’isoler. Tout le reste de ce guide en découle.
Faire le diagnostic avant d’acheter
Avant de commander le moindre panneau, cherchez d’où vient le bruit et qui il gêne. C’est l’approche de la norme NF S31-199, publiée en 2016 et consacrée à l’acoustique des bureaux ouverts. L’INRS la résume en quatre temps :
- Observer les lieux : forme du plateau, hauteur et traitement du plafond, surfaces vitrées, sol, emplacement des salles de réunion et des imprimantes.
- Analyser l’activité : qui passe ses journées au téléphone, qui a besoin de concentration, qui travaille en équipe. Une même solution ne convient pas à un centre d’appels et à une équipe comptable.
- Interroger les salariés : l’INRS met à disposition le questionnaire GABO (Gêne acoustique dans les bureaux ouverts). Il est gratuit, libre de droits, et se remplit en une dizaine de minutes. Il permet de classer les sources de gêne et de comparer les plateaux.
- Mesurer : niveau sonore moyen en activité, et surtout la décroissance du son avec la distance, qui dit si une conversation s’éteint en deux postes ou traverse tout le plateau. Cette mesure, c’est le travail d’un acousticien.
Pour une petite équipe, les trois premiers temps suffisent souvent à savoir quoi faire. Commencez par cet auto-diagnostic, inspiré des situations défavorables relevées par l’INRS :
- On comprend les conversations d’un collègue assis à trois postes ou plus
- Le plafond est haut, en béton ou en plâtre lisse, sans dalles ni panneaux absorbants
- Le sol est dur : carrelage, béton ciré, parquet sans tapis
- De grandes surfaces vitrées ou bétonnées renvoient le son
- Chacun dispose de moins de 7 m² en moyenne
- La salle de réunion ou l’espace café donne directement sur les postes
- L’imprimante est au milieu des bureaux
- Les appels et les visios se passent à son poste, faute d’endroit où s’isoler
- Des équipes au téléphone toute la journée côtoient des équipes qui ont besoin de calme
🎯 Votre score
0 à 2 cases : votre plateau part avec de bonnes bases. Des règles de vie et quelques lieux pour s’isoler devraient suffire.
3 à 5 cases : l’acoustique du local est en cause. Commencez par le plafond et les séparations entre postes, avant tout achat de confort.
6 cases ou plus : faites intervenir un acousticien et repensez l’implantation. Traiter les symptômes un par un vous coûtera plus cher.
Conseil
Faites remplir le questionnaire GABO avant les travaux, puis trois mois après. Vous saurez si l’investissement a porté ses fruits, et vous aurez des chiffres à présenter à la direction plutôt que des impressions.
Traiter le plafond en premier
Si vous ne deviez traiter qu’une surface, ce serait celle-là. Le plafond est la plus grande surface dégagée d’un plateau : rien ne l’occupe, et le son d’une conversation y rebondit pour retomber quelques postes plus loin, par-dessus toutes les séparations. Un plafond lisse en béton ou en plâtre transforme n’importe quel open space en caisse de résonance.
L’INRS l’a modélisé sur deux plateaux identiques. Avec un plafond « de mauvaise qualité » et des cloisonnettes de 110 cm, la zone où une conversation distrait les voisins s’étend à tout le local. Avec un plafond de bonne qualité acoustique et des cloisonnettes de 150 cm, les postes situés à plus de 5 mètres de celui qui parle sont protégés (dans les deux cas avec un système de masquage sonore, on y revient plus bas).

Trois options, selon votre local :
- Les dalles de faux plafond acoustiques : la solution la plus complète quand il y a déjà un faux plafond, ou lors d’un réaménagement. On remplace des dalles lisses par des dalles absorbantes, sans toucher au reste.
- Les îlots et baffles suspendus : des panneaux posés à plat ou à la verticale, accrochés sous un plafond existant. C’est la réponse des plateaux industriels et des plafonds hauts, où l’on veut garder les gaines apparentes.
- Les panneaux collés : quand la hauteur sous plafond est faible et qu’on ne peut rien suspendre.
Dans tous les cas, placez l’absorption au-dessus des postes de travail, là où les conversations naissent, plutôt qu’au-dessus des circulations.
Cloisonnettes et écrans : la hauteur change tout
Deuxième levier : couper le trajet direct du son entre deux postes. Une personne assise qui parle émet sa voix à hauteur de bureau ; une séparation assez haute l’arrête avant qu’elle n’atteigne le voisin d’en face. L’INRS range parmi les éléments favorables les cloisonnettes hautes, isolantes et absorbantes, et les séparations latérales entre les postes.
Les deux adjectifs comptent. Isolante, elle bloque le son. Absorbante (revêtue de tissu ou de feutre), elle ne le renvoie pas vers l’autre voisin. Un écran en verre ou en plexiglas coupe une partie du son direct, mais renvoie la voix de celui qui parle vers ses autres voisins.
❌ Le plateau qui résonne
- Plafond lisse, sans absorption
- Cloisonnettes de 110 cm, ou pas de séparation du tout
- Écrans en verre ou en plexiglas
- Une conversation distrait tout le plateau
✅ Le plateau qui protège
- Plafond de bonne qualité acoustique
- Cloisonnettes de 150 cm entre les îlots
- Séparations en tissu ou en feutre, isolantes et absorbantes
- La gêne reste cantonnée aux postes voisins

Côté mobilier, trois familles se complètent :
- Les écrans de bureau, fixés sur le plateau ou entre deux bureaux en vis-à-vis. Le minimum pour un bench.
- Les cloisons mobiles sur roulettes, pour séparer une équipe d’une autre ou isoler un coin calme sans travaux, et les déplacer quand l’organisation change.
- Les cloisons fixes toute hauteur, pour créer de vraies pièces. Plus chères, mais ce sont les seules qui isolent vraiment une salle de réunion du plateau.
Pour choisir entre ces options, matériau par matériau, notre guide du mobilier acoustique entre dans le détail.
❌ L’erreur à éviter : des cloisonnettes sous un plafond qui résonne
Des écrans hauts sous un plafond lisse, c’est un parapluie sous une gouttière : le son passe par le dessus. Cloisonnettes et plafond fonctionnent ensemble. Si le budget ne permet pas les deux, commencez par le plafond.
Murs et sols : absorber les échos et les pas
Une fois le plafond et les postes traités, on s’attaque aux surfaces qui renvoient le son : grandes baies vitrées, murs en béton, cloisons en plâtre. Des panneaux muraux absorbants, placés sur les murs proches des postes et face aux vitrages, limitent l’écho. Ils ont un autre avantage : ils décorent. Feutre coloré, tissu imprimé, panneaux en relief, on en trouve dans tous les styles.

Le sol, lui, règle un autre problème : les bruits de passage. Talons, chaises que l’on tire, chariots : un sol dur (carrelage, béton, parquet nu) les amplifie, et l’INRS le range parmi les situations défavorables. Moquette, dalles textiles ou grands tapis sous les îlots de bureaux règlent l’essentiel.

Et les plantes ? Elles adoucissent un peu les réflexions et, surtout, rendent l’espace plus agréable. Mais un bac de plantes ne remplace pas un panneau acoustique : voyez-les comme un complément, pas comme une solution.
Zoner le plateau : éloigner les bavards des concentrés
C’est souvent la mesure la plus rentable, parce qu’elle coûte surtout de la réflexion. Le bruit dépend autant de qui est assis où que des matériaux. Les commerciaux au téléphone toute la journée à côté de la comptabilité en pleine clôture, c’est la garantie de tensions, quel que soit le plafond.
Ce qu’on appelle le space planning, c’est justement organiser le plateau selon les activités. Pour le bruit, quelques principes :
| Zone | Niveau sonore toléré | Ce qu’on y met |
|---|---|---|
| Zone calme | Chuchotements, appels interdits | Les postes des métiers de concentration, au fond du plateau, loin des passages |
| Zone de travail d’équipe | Échanges courts à voix normale | Les îlots des équipes qui travaillent ensemble, séparés du reste par des cloisons mobiles |
| Zone animée | Conversations, appels, visios | Les postes des métiers au téléphone, près des cabines et des salles de réunion |
| Espaces annexes | Libre, portes fermées | Café, reprographie, salles de réunion : à l’écart des postes, jamais au milieu |
Deux règles de bon sens complètent le tableau : sortir l’imprimante du plateau (un placard ventilé ou un local fermé suffit), et faire passer les circulations en dehors des îlots, pas entre les bureaux. Pour aller plus loin, notre article sur le space planning détaille la méthode.

Des lieux pour s’isoler : cabines, bulles et salles calmes
Même dans un plateau parfaitement traité, un appel reste un appel. La vraie solution, c’est de donner à chacun un endroit où aller : pour téléphoner, pour une visio, ou pour deux heures de concentration. C’est aussi ce qui redonne ce fameux sentiment de contrôle dont parle l’INRS.
- Les cabines acoustiques (ou phone box) : une cabine fermée, ventilée et éclairée, pour un appel ou une visio à une personne. Elles se posent sans travaux et se déménagent. L’INRS les cite parmi les éléments favorables. Notre sélection de phone box à installer dans vos bureaux vous aidera à choisir.
- Les bulles et petites salles de deux à quatre places, pour les réunions improvisées qui, sans elles, se tiennent debout entre deux bureaux.
- La salle calme : une pièce sans téléphone ni conversation, pour les tâches qui demandent de la concentration. C’est la version bureau de la bibliothèque.
- Les fauteuils enveloppants à dossier haut, pour s’isoler un peu sans fermer de porte. Pratiques, mais ils atténuent la gêne plus qu’ils ne coupent le son.

Conseil
Avant de choisir le nombre de cabines, comptez les visios. Demandez à chaque équipe combien d’appels et de visios elle passe par jour, et à quelles heures. Les heures de pointe vous diront combien de places il faut vraiment, mieux qu’un ratio théorique.
L’envie de s’isoler est d’ailleurs moins radicale qu’on ne le croit. Quand l’INRS demande aux salariés de bureaux ouverts leur environnement idéal, seuls 21 % choisissent le bureau individuel. 34 % veulent un bureau paysager, et 45 % préfèrent partager leur espace avec une à trois personnes. Ce qu’ils demandent, ce n’est pas de fermer les portes, mais de pouvoir choisir.
Le masquage sonore, une fausse bonne idée
Des fabricants proposent de diffuser, par des haut-parleurs cachés dans le plafond, un bruit de fond continu (bruit blanc, cours d’eau, forêt) censé couvrir les conversations. Sur le papier, c’est séduisant : pas de travaux, et les phrases des voisins deviennent incompréhensibles.
L’INRS, lui, ne recommande pas ces systèmes, et il l’explique dans un article de 2024 :
- Pour couvrir une conversation, le bruit de masquage doit dépasser d’au moins 3 dB la voix qu’il masque. Or, pour ne pas devenir lui-même gênant, l’INRS recommande qu’il ne dépasse pas 45 dB(A). Il ne masque donc que des conversations à moins de 42 dB(A), ce qu’on n’obtient qu’avec un local déjà très bien traité.
- Les niveaux de bruit mesurés par l’INRS en activité depuis 2010 ont toujours été nettement supérieurs à 45 dB(A). Dans la plupart des open spaces, le bruit de masquage est donc lui-même couvert par le bruit ambiant.
- Même sur un plateau bien traité, il ne protège que les postes éloignés de celui qui parle. Pour les voisins directs, il n’apporte rien.
- Il n’existe ni recommandation précise ni consensus sur son efficacité en conditions réelles.
❌ L’erreur à éviter : ajouter du bruit pour cacher le bruit
Le masquage ne remplace en aucun cas un traitement acoustique du local, insiste l’INRS. Si l’on vous le propose avant même d’avoir parlé plafond et cloisonnettes, méfiance.
Les règles de vie, la solution à zéro euro
Aucun panneau ne fera taire un collègue qui prend ses visios sans casque. Les règles de vie sont la mesure la moins chère et la plus rapide à mettre en place, à condition de les écrire ensemble et de les afficher. La norme NF S31-199 propose d’ailleurs en annexe une notice d’utilisation de l’espace ouvert. Voici une base de charte à adapter :
- Les appels de plus de quelques minutes et les visios se passent en cabine ou en salle, jamais au poste.
- Le casque avec micro est obligatoire pour toute visio prise sur le plateau.
- Les téléphones sont en vibreur, les notifications de l’ordinateur en silencieux.
- Les discussions de plus de deux minutes se tiennent en dehors des postes : café, bulle, salle de réunion.
- Chaque zone affiche son niveau sonore avec un code couleur simple (calme, échanges courts, animée).
- Un créneau calme est réservé chaque jour, par exemple le début de matinée, sans réunion ni appel sur le plateau.
- On signale son besoin de concentration (casque sur les oreilles, petit fanion, statut sur la messagerie) et les autres le respectent.
Retrouvez d’autres principes dans nos règles à suivre en open space, et nos conseils pour survivre en open space côté salariés.
Et le casque anti-bruit ? C’est une bonne protection individuelle, pas une politique acoustique. Il aide à se concentrer, mais personne ne peut le garder huit heures par jour, et il isole des collègues. L’INRS rappelle d’ailleurs que les mesures collectives (traitement acoustique, confinement des équipements bruyants, aménagement) sont les plus efficaces. Si vous en équipez vos équipes, notre guide pour choisir son casque anti-bruit vous évitera les mauvais achats.
Par où commencer selon votre budget ?
Toutes les solutions ne se valent pas, et toutes ne coûtent pas la même chose. Voici comment elles se comparent :
| Solution | Efficace contre | Limites |
|---|---|---|
| Règles de vie | Appels et visios au poste, discussions qui s’éternisent | Ne tiennent que si la direction montre l’exemple |
| Zonage et déplacement des équipements | Conflits entre métiers, imprimantes, passages | Demande de réorganiser les places |
| Cabines et bulles | Appels, visios, réunions improvisées | Ne traitent pas le bruit du plateau lui-même |
| Plafond absorbant | Conversations qui traversent tout le plateau | Travaux, surtout sans faux plafond existant |
| Cloisonnettes hautes | Voix des voisins directs | Peu efficaces sous un plafond qui résonne |
| Panneaux muraux et sols souples | Écho, bruits de pas | Effet d’appoint si le plafond n’est pas traité |
| Casque anti-bruit | Gêne individuelle ponctuelle | Isole des collègues, ne règle rien pour l’équipe |
| Masquage sonore | Rien, dans la plupart des open spaces | Inefficace au-dessus de 45 dB(A) de bruit ambiant, selon l’INRS |
Et pour savoir par quoi commencer chez vous :
Quelle est votre situation ?
Pas de budget cette année ?
👉 Règles de vie, questionnaire GABO et réorganisation des places. Sortez l’imprimante du plateau, rapprochez les métiers au téléphone des salles de réunion, et réservez une pièce existante aux appels. C’est gratuit, et vous saurez ensuite où investir.
Un petit budget, sans travaux possibles ?
👉 Une ou deux cabines pour les appels, des cloisons mobiles entre les équipes, des écrans absorbants sur les bench, des tapis sous les îlots. Tout se déménage si vous changez de locaux.
Vous pouvez engager des travaux ?
👉 Le plafond d’abord, puis les cloisonnettes hautes et les panneaux muraux près des postes. Faites mesurer le plateau par un acousticien avant et après : c’est la seule façon de savoir ce que vous achetez.
Vous déménagez ou réaménagez entièrement ?
👉 Intégrez l’acoustique dès le plan, pas trois semaines après l’emménagement. Prévoyez les zones, les salles fermées et les cabines dès l’implantation : c’est bien moins cher que de corriger après coup. Notre guide du budget d’aménagement de bureau vous aide à la chiffrer.
Questions fréquentes
Quel est le niveau sonore d’un open space ?
Selon l’INRS, il dépasse rarement 65 dB(A). Les niveaux de bruit ambiant mesurés par l’institut en activité depuis 2010 ont en revanche toujours été nettement supérieurs à 45 dB(A). Mais le chiffre ne dit pas tout : à niveau égal, une conversation que l’on comprend gêne bien plus qu’un brouhaha.
Le bruit en open space est-il dangereux pour la santé ?
Pas pour l’audition : on est loin des 80 dB(A) sur une journée à partir desquels le Code du travail impose des actions de prévention. Mais l’INRS souligne que même à faible niveau, le bruit peut avoir des conséquences en termes de fatigue et de stress, et peser sur les performances et la satisfaction au travail.
Existe-t-il une norme sur le bruit dans les bureaux ?
Oui, plusieurs, d’application volontaire. La norme NF S31-080 (2006) fixe des niveaux de performance acoustique par type d’espace de bureau. La norme NF S31-199 (2016) est consacrée aux espaces ouverts : elle décrit une démarche complète, du diagnostic aux aménagements, et contient en annexe le questionnaire GABO. La norme ISO 3382-3 (2012) définit comment mesurer l’acoustique d’un bureau ouvert.
Quelle est la solution la plus efficace contre le bruit en open space ?
Il n’y en a pas une seule, mais un ordre : traiter le plafond, séparer les postes par des cloisonnettes hautes et absorbantes, zoner les activités, et offrir des lieux pour s’isoler. Les règles de vie accompagnent le tout. L’INRS rappelle que les mesures collectives sont plus efficaces que les protections individuelles.
Les plantes réduisent-elles le bruit ?
Un peu, en cassant certaines réflexions, mais leur effet reste modeste face à un vrai matériau absorbant. Elles sont surtout utiles pour le confort et l’ambiance : gardez-les, mais ne comptez pas sur elles pour régler un problème d’acoustique.
Comment savoir si le bruit gêne vraiment mes équipes ?
Demandez-leur. Le questionnaire GABO de l’INRS se remplit en une dizaine de minutes et permet de savoir quelles sources de bruit gênent, et pour quelles activités. Complétez-le par une mesure acoustique si vous envisagez des travaux.
Un open space calme, c’est un open space bien pensé
On résume : ce qui gêne en open space, ce sont les conversations que l’on comprend, pas les décibels. Pour les arrêter, on mesure d’abord, on traite le plafond, on sépare les postes, on éloigne les bavards des concentrés et on donne à chacun un endroit où s’isoler. Les règles de vie font le reste, gratuitement. Le masquage sonore et le casque pour tous, eux, peuvent attendre.
🎁 Besoin d’un open space plus calme ?
Parlez-nous de votre projet : surface, nombre de postes et activités. On vous aide à choisir les bonnes solutions acoustiques. Et profitez de 5 % de réduction sur l’ensemble du mobilier Kollori avec le code blogko5.
—
Envie de recevoir nos prochains guides ? Abonnez-vous à notre newsletter 😉



